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Générateur de vidéo IA : le vrai prix de la seconde

L’essentiel

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Nation AI
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Un générateur de vidéo IA ne se paie pas au mois, il se paie à la seconde. Chez Runway, le plan d’entrée à 15 $ donne exactement 52 secondes de Gen-4.5 par mois, soit 0,29 $ la seconde. Chez Kling, 10 $ achètent 33 clips en 720p. Chez Vidu, le même budget en achète 200.

Deux choses ont changé cet été. Sora, que la moitié des classements français placent encore dans le trio de tête, a fermé le 26 avril 2026 et son API s’arrête le 24 septembre. Et depuis le 2 août 2026, le règlement européen sur l’IA impose de marquer toute vidéo générée par une machine.

Ce que vous trouverez ici : le prix réel d’un plan généré chez chaque éditeur, relevé sur leurs pages de tarifs le 3 août 2026, un calculateur de budget, et la règle de transparence qui s’applique désormais à ce que vous publiez.

Taper « générateur de vidéo IA » dans Google renvoie une trentaine de pages produit et trois classements, tous construits sur la même promesse : décrivez, l’IA filme. Ce que presque aucune de ces pages ne dit, c’est ce que la chose coûte réellement une fois qu’on dépasse la démonstration. Cet article part de l’autre bout : les grilles tarifaires publiées par les éditeurs eux-mêmes, converties en une seule unité comparable, le prix d’un plan.

Générateur de vidéo IA : de quoi parle-t-on exactement

Sous une même étiquette, la SERP mélange trois produits qui n’ont ni le même usage, ni le même prix, ni les mêmes limites. Savoir dans quelle famille on se trouve évite 90 % des mauvaises surprises.

Texte vers vidéo

Vous écrivez une description, le modèle fabrique un plan de quelques secondes, souvent avec le son. C’est la famille la plus spectaculaire et la plus chère.

Runway, Google Flow (Veo 3.1), Kling, Vidu, Seedance

Image vers vidéo

Vous fournissez une image fixe, le modèle l’anime. Beaucoup plus contrôlable que le texte seul, parce que vous décidez du cadre, des couleurs et du sujet avant de payer la génération.

Les mêmes moteurs, en mode « première image »

Vidéo avec avatar

Un présentateur de synthèse lit votre texte face caméra. Rien de cinématographique, mais c’est la seule famille qui produit des vidéos longues à un coût prévisible.

Synthesia, HeyGen

Montage assisté

L’IA ne fabrique pas les images, elle coupe, sous-titre et rythme vos propres rushes. C’est un métier différent, et de loin le moins cher.

CapCut, Clipchamp, Canva, Descript

Les trois familles de générateurs de vidéo IA : texte vers vidéo, image vers vidéo et vidéo avec avatar
Trois entrées différentes, trois modèles économiques différents. Le mot « générateur » les recouvre toutes.

Un « plan », c’est quoi
Dans cet article, un plan désigne une génération : un clip continu de quelques secondes, produit d’un coup par le modèle. C’est l’unité que facturent tous les éditeurs, et c’est aussi l’unité du montage. Une vidéo de 30 secondes, ce sont typiquement 4 à 6 plans mis bout à bout.

Les durées se ressemblent d’un moteur à l’autre, parce qu’elles sont dictées par le coût de calcul. Google documente pour Veo 3.1 des vidéos de 4, 6 et 8 secondes, et jusqu’à 10 secondes avec Gemini Omni Flash. Vidu annonce « génération vidéo 6s-8s ». Kling compte en clips. Runway, seul, raisonne directement en secondes. Personne ne produit trois minutes d’un seul tenant.

Le classement que tout le monde recopie n’existe plus

Le 3 août 2026, la première page de Google sur cette requête aligne trois articles éditoriaux. Deux d’entre eux placent Sora dans leur trio de tête : un « Top 10 » le classe deuxième derrière Veo 3, un « comparatif 2026 testé » le classe cinquième. Un quatrième résultat, une plateforme qui revend des accès, met en avant « plus de 40 modèles incluant Sora 2 ».

Or Sora n’est plus accessible. Le centre d’aide d’OpenAI, mis à jour fin juillet 2026, l’écrit en une phrase.

Capture du centre d'aide OpenAI annonçant l'arrêt de Sora le 26 avril 2026 et de son API le 24 septembre 2026
Centre d’aide d’OpenAI : « The Sora web and app experiences were discontinued on April 26, 2026. The Sora API will be discontinued on September 24, 2026. » Relevé le 3 août 2026, la page indique une mise à jour datant de quatre jours.

L’application et le site ont fermé le 26 avril 2026. L’API survit jusqu’au 24 septembre 2026, ce qui explique que des revendeurs continuent d’afficher « Sora 2 » dans leur catalogue de modèles : ils tapent l’API, et ce robinet se ferme dans sept semaines. L’adresse openai.com/sora/ redirige aujourd’hui vers cette page d’annonce, ce qui se vérifie en une seconde.

Ce que ça implique concrètement
Un service qui vous vend un abonnement « Sora 2 » aujourd’hui vend un accès qui expire le 24 septembre 2026. Avant de payer une plateforme intermédiaire, vérifiez quel moteur tourne réellement derrière, et jusqu’à quand.

La leçon dépasse le cas Sora. Dans un marché où un modèle de tête peut disparaître en quatre mois, un classement recopié d’année en année ne vaut rien. La seule information qui résiste, c’est la grille tarifaire publiée par l’éditeur, avec sa date de relevé. C’est le parti pris de tout ce qui suit.

Le vrai prix d’un plan de vidéo IA

Chaque éditeur a inventé sa propre monnaie. Runway compte en crédits et traduit lui-même en secondes. Kling compte en crédits et traduit en « vidéos 720p ». Vidu compte en crédits et annonce un nombre maximal de vidéos. Google compte en crédits et ne traduit rien du tout. Ramener tout ça à une unité commune demande de la patience, mais le résultat est brutal.

Illustration du coût d'une vidéo IA : un sablier dont le sable est remplacé par des jetons et une pile de crédits qui diminue
Le nerf de la guerre n’est pas l’abonnement mensuel, c’est le nombre de générations qu’il contient.
52 sde vidéo Gen-4.5 par mois, pour 15 $ chez Runway
0,29 $la seconde générée, à ce tarif d’entrée
33clips 720p par mois pour 10 $ chez Kling
10 minpar mois chez Synthesia, en gratuit comme à 19 €

Runway est le seul éditeur à faire lui-même la conversion, dans une infobulle de sa page de tarifs : « 625 credits monthly = 52s of Gen-4.5, 104s of Gen-4 Turbo, or 78 Gen-4 Images (1080p) ». Autrement dit, l’abonnement d’entrée à 15 $ par mois donne moins d’une minute de vidéo dans le meilleur modèle maison. Une publicité de 30 secondes consomme, à elle seule, plus de la moitié du quota mensuel, et cela sans compter les essais ratés.

Le calculateur

Voici l’outil qui manque à toutes les pages du top 10. Vous décrivez votre projet en trois questions, la dernière colonne du tableau se met à jour et affiche votre budget mensuel chez chaque éditeur, calculé sur son propre tarif d’entrée.

Combien va vous coûter votre vidéo IA ?

Trois questions, et la dernière colonne du tableau affiche votre budget mensuel chez chaque éditeur, au tarif de son plan d’entrée relevé le 3 août 2026.

1. Combien de plans dans votre vidéo ?



2. Combien d’essais avant d’être satisfait d’un plan ?



3. Combien de vidéos par mois ?



Votre projet demande 48 plans générés par mois.

Générateur Plan d’entrée payant Ce que l’éditeur annonce pour ce prix Prix d’un plan Votre budget mensuel
Runway
Gen-4.5
Standard, 15 $/mois
soit 13,06 €
« 625 credits monthly = 52s of Gen-4.5 ». Six plans de 8 secondes, sans filigrane. 2,01 € le plan de 8 s 96,48
Kling AI
Video 2.6
Standard, 10 $/mois
soit 8,71 €
« 660 Credits per month », détaillés en « 660 images / 33 720p videos ». Usage commercial autorisé. 0,26 € la vidéo 720p 12,48
Vidu
Q3
Standard, 10 $/mois
soit 8,71 €
« 800 crédits », « Générer 200 vidéos au maximum », « génération vidéo 6s-8s ». 0,04 € la vidéo 1,92
Google Flow
Veo 3.1
Google AI Pro
21,99 €/mois
« 1 000 crédits Google Flow par mois ». Le coût en crédits d’une génération n’est publié nulle part. Non publié Impossible à calculer
Luma
Ray
Plus, 30 $/mois
soit 26,12 €
« 10,000 credits ». Aucun plan gratuit, aucun coût par génération publié. Non publié Impossible à calculer

Conversions au taux de référence de la Banque centrale européenne du 31 juillet 2026 (1 € = 1,1485 $). Prix catalogue mensuels, hors remises de première souscription et hors engagement annuel. Le budget affiché applique le tarif unitaire du plan d’entrée : au-delà du volume inclus, il faut soit monter de plan, soit acheter des crédits, ce qui fait plutôt baisser le prix unitaire.

Deux enseignements sautent aux yeux. D’abord, l’écart entre les moteurs se compte en dizaines : pour une dizaine de dollars par mois, Kling annonce 33 vidéos 720p et Vidu jusqu’à 200, là où Runway facture 15 $ pour six plans de 8 secondes. Ce n’est pas anormal, on ne compare pas un clip 1080p sonorisé au mode le plus rapide d’un catalogue. Mais aucun comparateur ne le dit, et la plupart présentent ces outils comme interchangeables.

Ensuite, le prix unitaire baisse fortement avec le plan. Toujours chez Runway, le forfait Max à 95 $ annonce 9 500 crédits, soit 791 secondes de Gen-4.5 : la seconde tombe à 0,12 $, contre 0,29 $ en Standard. Le plan d’entrée est, mathématiquement, le plus cher au litre. C’est vrai chez Kling également, dont la page affiche « As low as $1.33 per 100 Credits » en Standard et « $0.62 per 100 Credits » sur son forfait le plus haut.

Le paramètre que personne ne budgète
Le nombre d’essais. Un plan réussi du premier coup est l’exception : le mouvement dérape, les mains se déforment, le cadrage ignore la consigne. C’est pour ça que le calculateur pose la question, et c’est là que se joue la moitié de la facture.

Les générateurs un par un, grilles à l’appui

Runway, le seul qui compte en secondes

Runway a le mérite de la clarté. Sa page de tarifs affiche quatre paliers et, sur chacun, une infobulle qui convertit les crédits en secondes de vidéo pour chaque modèle. Le plan gratuit donne 125 crédits une seule fois, pas par mois, ce qui représente une dizaine de secondes de Gen-4.5 à vie. Le Standard à 15 $ retire les filigranes et ouvre l’accès à tous les modèles, y compris Kling 3.0 et Veo 3.1 servis depuis l’interface de Runway.

Page de tarifs de Runway avec l'infobulle indiquant que 625 crédits mensuels équivalent à 52 secondes de Gen-4.5
Runway, page de tarifs relevée le 3 août 2026. L’infobulle du plan Standard traduit elle-même les crédits en secondes de vidéo.

Google Flow et Veo 3.1, généreux mais opaque

Google est le plus généreux à l’entrée : son centre d’aide indique que sans aucun abonnement, on reçoit 50 crédits Google Flow par jour. Aucun autre acteur ne remet le compteur à zéro tous les matins. Les abonnements ajoutent 200 crédits par mois pour Google AI Plus à 4,99 €, 1 000 pour Google AI Pro à 21,99 €, puis 10 000 et 25 000 pour les deux niveaux Ultra à 99,99 € et 219,99 €.

Le problème est ailleurs : Google ne publie nulle part ce que coûte une génération. La page d’aide consacrée aux modèles renvoie l’utilisateur vers l’application (« vérifiez le modèle actif et les derniers coûts relatifs aux crédits dans les paramètres de zone de requête ») et celle consacrée aux crédits se contente d’un « le nombre de crédits d’IA utilisés pour chaque fonctionnalité et modèle varie ». Impossible, donc, de savoir avant de payer combien de clips on obtiendra pour 21,99 €.

Page d'aide Google Flow détaillant les crédits offerts sans abonnement et par abonnement
Aide de Google Flow, relevée le 3 août 2026 : 50 crédits gratuits par jour sans abonnement, puis 200 à 25 000 crédits par mois selon le forfait. Le coût d’une génération, lui, n’apparaît pas.

Kling AI, le rapport volume/prix

Kling est l’un des rares à traduire ses crédits en nombre de vidéos. Le plan Standard, affiché à 10 $ par mois au tarif catalogue, donne 660 crédits, soit « 660 images / 33 720p videos ». En montant, on passe à 150 vidéos pour 37 $, 400 pour 92 $ et 1 300 pour le forfait le plus haut.

Le plan gratuit, lui, mérite une lecture attentive : il est marqué « No monthly Credits » et « Generated content is not for commercial use ». Autrement dit, pas de quota mensuel automatique, et interdiction d’usage commercial. C’est l’un des points les plus souvent passés sous silence dans les comparatifs français.

Page d'abonnement de Kling AI montrant le plan Basic sans crédits mensuels et le plan Standard à 660 crédits
Kling AI, page d’abonnement relevée le 3 août 2026. Le plan Basic affiche « No monthly Credits » et « Generated content is not for commercial use ».

Vidu, le moins cher au clip

Vidu affiche une page de tarifs en français, ce qui reste rare. Son plan gratuit se résume à « 10 références par mois », sans crédit vidéo mensuel annoncé. Le Standard, à 8 $ par mois facturé annuellement (96 $ à l’année, soit 10 $ en facturation mensuelle), donne 800 crédits et annonce « Générer 200 vidéos au maximum », en 6 à 8 secondes, avec l’utilisation commerciale autorisée.

Le mot « maximum » a son importance : ces 200 vidéos supposent le mode le plus économique du catalogue. Une génération haute résolution en consomme davantage. C’est le prix plancher, pas le prix moyen.

Page de tarifs française de Vidu avec le plan gratuit et le plan Standard à 800 crédits
Vidu, page de tarifs en français relevée le 3 août 2026. Le plan gratuit n’affiche que « 10 références/mois », sans crédit vidéo.

Synthesia et HeyGen, la famille avatar

Changement complet de logique : ici, on ne paie pas des plans mais des minutes de parole. Synthesia offre 10 minutes de vidéo par mois sur son plan Basic gratuit, alimenté par 1 200 crédits mensuels. Et voici la trouvaille de ce relevé : le plan payant Starter, affiché 19 € par mois (12 € en engagement annuel), inclut « 120 minutes de vidéo ou doublage IA par an », soit exactement 10 minutes par mois. Le même volume que la version gratuite.

Ce que l’abonnement achète est donc ailleurs, et la page le dit sans détour : le téléchargement de vos vidéos et la suppression du logo de Synthesia. On ne paie pas plus de vidéo, on paie le droit de l’emporter et de la publier sans marque.

Forfaits Synthesia comparant 10 minutes de vidéo par mois en gratuit et 120 minutes par an en Starter
Synthesia, page de tarifs française relevée le 3 août 2026. Basic gratuit : 10 minutes de vidéo par mois. Starter payant : 120 minutes par an, soit le même volume mensuel.

HeyGen adopte une découpe voisine mais plus lisible : le plan gratuit autorise 3 vidéos par mois, d’une minute maximum, et le plan Creator à 29 $ par mois apporte 600 crédits, des vidéos jusqu’à 30 minutes, l’export en 1080p et la suppression du filigrane.

Canva et CapCut, la porte d’entrée grand public

Ce sont les deux premières réponses de Google sur la requête, et ce n’est pas un hasard : ce sont les seuls générateurs installés à l’intérieur d’un éditeur que des millions de gens utilisent déjà. Canva propose un « Générateur de vidéo par IA » qui transforme une consigne textuelle en clip sonorisé, la démonstration de sa page durant 8,4 secondes. CapCut sert le modèle Seedance depuis sa page « Générateur vidéo IA gratuit ».

Générateur de vidéo par IA de Canva en français
Le générateur de vidéo par IA de Canva, en français, relevé le 3 août 2026.
Générateur vidéo IA de CapCut propulsé par Seedance, en français
CapCut, générateur vidéo IA propulsé par Seedance, relevé le 3 août 2026. Détail révélateur de l’état de la localisation : la version française annonce « La semence 2,5 arrive bientôt », traduction automatique de « Seedance 2.5 ».

Leur intérêt n’est pas la qualité brute, c’est l’enchaînement : générer, monter, sous-titrer et exporter au même endroit. Si votre besoin est une vidéo sociale de 20 secondes, c’est presque toujours le chemin le plus court. Pour tout ce qui touche au montage de vos propres rushes, notre guide des outils IA de montage vidéo gratuits détaille les alternatives, filigranes et quotas compris.

Gratuit, illimité, sans inscription : ce que ça vaut vraiment

L’autocomplétion de Google raconte une histoire limpide. Après « générateur de vidéo ia » viennent, dans l’ordre : « gratuit », « gratuit en ligne », « gratuit sans inscription », « gratuit illimité », « gratuit à partir d’une photo ». Confrontons chacune de ces attentes aux grilles relevées.

  • Gratuit, oui, mais borné. Google est le plus large avec 50 crédits Flow par jour sans abonnement. HeyGen accorde 3 vidéos d’une minute par mois. Synthesia, 10 minutes. Runway, 125 crédits une seule fois. Vidu, 10 références mensuelles. Kling, rien du tout en automatique.
  • Illimité, non. Aucun des sept éditeurs relevés ne propose de génération vidéo illimitée sur un plan gratuit. Le mot apparaît dans les grilles, mais appliqué à autre chose : chez Vidu, à la génération d’images sur le forfait le plus cher, chez Runway, à un outil d’agrandissement.
  • Sans inscription, presque jamais. La génération vidéo mobilise des GPU pendant plusieurs dizaines de secondes par clip. Aucun éditeur sérieux n’ouvre ce robinet sans compte, ne serait-ce que pour limiter les abus.
  • Usage commercial, la ligne à vérifier. C’est le piège le plus coûteux. Kling barre explicitement l’usage commercial sur son plan gratuit. Vidu le mentionne comme un avantage du plan payant. Chez Synthesia, le simple téléchargement du fichier est réservé aux abonnés.
  • Le filigrane. Runway l’annonce comme une contrepartie du plan Standard (« No watermarks »), HeyGen aussi (« Watermark removal » en Creator). Sur un plan gratuit, partez du principe qu’il y en a un.

« À partir d’une photo », la voie la plus économique
Partir d’une image fixe plutôt que d’un texte réduit massivement le nombre d’essais, donc la facture : vous validez le cadrage, les couleurs et le sujet avant de dépenser le moindre crédit. Nous avons détaillé les quotas de cette famille dans notre article sur l’animation d’image par IA, et le générateur d’images de Nation AI sert précisément à produire cette image de départ.

Depuis le 2 août 2026, votre vidéo IA doit être marquée

C’est la nouveauté que la SERP n’a pas encore intégrée, et elle date d’avant-hier. Le règlement européen sur l’intelligence artificielle, le règlement (UE) 2024/1689, prévoit une entrée en application par étapes. Son article 113 fixe au 2 août 2026 l’application du reste du texte, à l’exception de l’article 6, paragraphe 1. L’article 50, consacré à la transparence, en fait partie.

Illustration du marquage d'une vidéo générée par IA : une vignette vidéo, un badge de vérification et des étiquettes de métadonnées
Deux obligations distinctes : un marquage technique, lisible par une machine, et une mention visible pour les humains.

Deux obligations coexistent, et elles ne pèsent pas sur les mêmes épaules.

  1. Le marquage technique, à la charge du fournisseur. L’article 50, paragraphe 2, impose aux fournisseurs de systèmes d’IA générant du contenu de synthèse (audio, image, vidéo ou texte) de faire en sorte que les sorties soient marquées « dans un format lisible par machine » et détectables comme générées ou manipulées artificiellement. Concrètement : filigrane invisible, métadonnées, empreinte. C’est le travail de Runway, Google ou Kling, pas le vôtre.
  2. La mention visible, à la charge de celui qui publie. L’article 50, paragraphe 4, vise les déployeurs d’un système qui génère ou manipule une image, un son ou une vidéo constituant un hypertrucage : ils doivent indiquer que le contenu a été généré ou manipulé artificiellement. Si vous publiez la vidéo, cette obligation est la vôtre.
  3. Des exceptions encadrées. Le texte prévoit des aménagements, notamment pour les usages autorisés par la loi en matière pénale et pour les œuvres artistiques ou créatives, où la transparence ne doit pas nuire à la présentation de l’œuvre.

En pratique, pour un créateur français, la traduction opérationnelle tient en trois réflexes : ne pas retirer les métadonnées à l’export, ajouter une mention lisible quand la vidéo met en scène une personne ou un événement crédibles, et conserver la trace du moteur utilisé. Ce dernier point vaut aussi pour vous : c’est la seule façon de prouver, plus tard, ce que vous avez généré et avec quoi.

Information générale
Ce résumé n’a pas valeur de conseil juridique. Les modalités précises de marquage, les sanctions applicables et l’articulation avec le droit français continuent d’être précisées. Pour un usage professionnel engageant, faites valider votre dispositif par un juriste.

Le prompt de vidéo, la vraie variable de coût

Puisque la facture dépend du nombre d’essais, la compétence qui rapporte le plus n’est pas le choix du moteur, c’est l’écriture de la consigne. Un prompt de vidéo n’est pas un prompt d’image auquel on ajouterait « qui bouge » : il doit décrire un mouvement, et un seul.

Avant

Une femme marche dans une rue de Paris, ambiance cinéma, très beau.

Après

Plan large fixe, rue pavée parisienne au petit matin, lumière rasante dorée. Une silhouette de dos s’éloigne lentement vers le fond du cadre. Léger travelling avant, 8 secondes, aucune coupe, grain argentique discret.

Cinq ingrédients suffisent, et ils correspondent aux paramètres que les modèles savent réellement lire :

  • Le cadre : plan large, plan taille, gros plan, vue en plongée.
  • Le mouvement de caméra : fixe, travelling avant, panoramique, orbite. Un seul par plan.
  • L’action : une action continue, sans enchaînement. Un modèle ne sait pas raconter deux choses en 8 secondes.
  • La lumière et l’ambiance : heure de la journée, direction de la lumière, météo, texture d’image.
  • La durée et le format : 4, 6, 8 ou 10 secondes selon le moteur, et le ratio d’image.

Écrire cela proprement, dans la langue que le modèle comprend le mieux, est exactement le travail d’un assistant. C’est aussi vrai pour la vidéo que pour l’image : nos exemples de prompts d’image à copier reposent sur la même mécanique de cadrage et de lumière.

Questions fréquentes

Existe-t-il un générateur de vidéo IA gratuit et illimité ?

Non. Sur les sept éditeurs dont nous avons relevé la grille le 3 août 2026, aucun n’offre de génération vidéo illimitée gratuitement. Le plus large est Google, avec 50 crédits Google Flow offerts chaque jour sans abonnement. Les mentions « illimité » que l’on croise dans les grilles portent sur autre chose, comme la génération d’images ou l’agrandissement, et se trouvent sur les forfaits les plus chers.

Peut-on générer une vidéo IA sans inscription ?

En pratique, non. Une génération mobilise plusieurs dizaines de secondes de calcul sur du matériel coûteux, et aucun éditeur du top 10 français n’ouvre cet accès sans compte. Les sites qui promettent le contraire redirigent presque toujours vers une inscription au moment de l’export, ou revendent l’API d’un autre moteur.

Quel est le meilleur générateur de vidéo IA en 2026 ?

Cela dépend de ce que vous produisez. Pour un plan court et soigné avec du son, Runway et Google Flow tiennent le haut du panier, au prix fort. Pour du volume à petit budget, Kling et Vidu offrent dix à cinquante fois plus de générations pour le même abonnement. Pour une vidéo parlée de plusieurs minutes, seuls les outils à avatar comme Synthesia et HeyGen ont un modèle économique tenable. Méfiez-vous des classements figés : Sora, encore présent dans plusieurs tops français, a fermé le 26 avril 2026.

Peut-on faire une vidéo IA à partir d’une photo ?

Oui, c’est même le mode le plus rentable. Tous les moteurs cités acceptent une image de départ et l’animent. Vous validez le sujet et le cadrage avant de dépenser un crédit, ce qui réduit le nombre d’essais. Google documente d’ailleurs pour Veo 3.1 un mode « images vers vidéo » avec première et dernière image.

A-t-on le droit d’utiliser commercialement une vidéo générée par IA ?

Cela dépend du plan souscrit, et c’est écrit noir sur blanc dans les grilles. Kling indique « Generated content is not for commercial use » sur son plan gratuit et réserve l’usage commercial aux abonnés. Vidu présente « Utilisation commerciale autorisée » comme un avantage du plan Standard. Chez Synthesia, le téléchargement du fichier lui-même est réservé aux plans payants. Vérifiez cette ligne avant de produire, pas après.

Sora est-il encore disponible ?

Non. Le centre d’aide d’OpenAI indique que l’application et le site Sora ont été arrêtés le 26 avril 2026, et que l’API sera arrêtée le 24 septembre 2026. Les plateformes tierces qui annoncent encore un accès à « Sora 2 » passent par cette API, dont la fermeture est programmée.

Faut-il signaler qu’une vidéo a été générée par IA ?

Depuis le 2 août 2026, l’article 50 du règlement européen sur l’IA s’applique. Il impose deux choses distinctes : au fournisseur du générateur, un marquage lisible par machine des contenus de synthèse ; à celui qui diffuse un hypertrucage, une mention indiquant que le contenu a été généré ou manipulé artificiellement. Des exceptions existent, notamment pour les œuvres artistiques. Cette réponse est une information générale et ne remplace pas un avis juridique.

Combien de temps dure une vidéo générée par IA ?

Un plan, pas une vidéo. Google documente 4, 6 et 8 secondes pour Veo 3.1, et jusqu’à 10 secondes avec Gemini Omni Flash. Vidu annonce 6 à 8 secondes. Une vidéo plus longue s’obtient en assemblant plusieurs plans, ou en prolongeant un plan existant quand le moteur le permet. C’est précisément pour cela que le budget se calcule en plans, pas en minutes.

Par où commencer, concrètement

Si vous découvrez le sujet, la séquence la moins coûteuse est toujours la même. Écrivez d’abord votre plan en une phrase précise. Produisez ensuite l’image de départ, parce qu’un cadre validé vaut trois essais économisés. Générez enfin le mouvement chez l’éditeur dont la grille correspond à votre volume, et pas chez celui que le classement du jour place en tête.

Pour le reste de la chaîne, tous les outils du groupe sont regroupés sur la page outils IA, et le générateur de prompt reste l’endroit où l’on gagne le plus d’argent, puisqu’il fait baisser le seul chiffre qui compte vraiment : le nombre d’essais.

Écrivez le prompt avant de brûler les crédits

Nation AI ne fabrique pas la vidéo. Il fait ce qui coûte le moins cher et rapporte le plus : transformer votre idée en une consigne précise, cadrage, mouvement, lumière et durée compris, pour que le générateur tombe juste dès le premier ou le deuxième essai.

Générer mon prompt de vidéo

Sources et relevés. Toutes les grilles tarifaires ont été ouvertes et capturées le 3 août 2026 : Runway (runway.com/pricing), Kling AI (kling.ai), Vidu (vidu.com, version française), aide Google Flow et page des forfaits Google AI, Synthesia (version française), HeyGen, Luma. Arrêt de Sora : centre d’aide d’OpenAI, article « What to know about the Sora discontinuation ». Cadre juridique : règlement (UE) 2024/1689, articles 50 et 113. Conversions de devises au taux de référence de la Banque centrale européenne du 31 juillet 2026 (1 € = 1,1485 $).